Vega, l’âme, section26 (Interview)

Vega, l’âme

Par Alex Mimikaki
Publié le 22 juin 2018

interview
Alan Vega, Alice Botté, Christophe Van Huffel, Marc Hurtado, Marie Möör, Pedro Penas Robles, Suicide, Tristesse Contemporaine

Marie Möör

Votre premier souvenir d’Alan Vega ?
«Premier flash à Londres, dans un squat, une cassette démo, avec d’un côté My Way des Sex Pistols et de l’autre Suicide. J’écoutais en boucle. Plus qu’une voix encore : une fantasmagorie… Je suis rentrée en France avec ça dans les oreilles. Des incantations du cimetière indien sous la city.»

Votre disque fétiche d’Alan Vega?

«Mettons le premier, celui de 1977 pour la montée de sève. Et l’inspiration de mon premier titre Pretty Day avec Barney Wilen. Avec les mécaniques cristallines et souffreteuses, genre bonbon à la nitroglycérine de Martin Rev, ou chevauchées sur harnachement de panthères enragées.»

Une anecdote au sujet d’Alan Vega?

«Un type bourré a essayé de lui baisser son froc à Montpellier, on lui a jeté des marteaux, des canettes ailleurs. C’est lui qui brille dans nos mémoires. Plus qu’un phrasé exceptionnel, il a ce son, ce feulement continu de la bête blessée qui se bat avec la rage ce qui lui reste de sang. Une façon de vivre. Et puis il y a eu Bayon et ses articles, plume trempée dans le feu. Et puis plus tard à Paris, avec Marco sur scène, le duo avec Christophe à Beaubourg. C’est là qu’on l’a croisé, à l’époque de Rose Et Noire.»

Pouvez-vous en dire plus sur votre participation à la soirée Alan Vega?

«Le 23 juin 2018, nous jouerons Rain Of Ruin, de l’album A Way of Life dont j’ai traduit le texte pour l’occasion, furieusement prophétique. La voix debout sur le galop électrique de la basse bien haletante de Laurent Chambert.»

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Hommage à Alan Vega